Besoin de reconnaissance

Sommes-nous d'éternels enfants en quête de compliments ?

Reconnaissance professionnelle

Le besoin de reconnaissance n'est pas le signe d'une immaturité, c'est un besoin vital pour tous, grands comme petits.

Nous aspirons tous à recevoir la reconnaissance de nos accomplissements, de nos réussites, de ce que nous faisons bien, mais aussi la reconnaissance des difficultés, des obstacles que nous rencontrons et que nous dépassons, franchissons… ou non.
Sur un plan professionnel :
à titre individuel, être reconnu permet, de fonder et d'assurer notre estime de soi et notre confiance en soi, cela nous permet  de donner un sens à notre travail, de construire notre expertise professionnelle et de l'assumer et l'affirmer, de nous sentir "récompenser" professionnellement, de nous donner des ressources pour lutter contre les stress professionnels, de créer du bien-être au travail ce qui nous permet de nous épanouir, de nous impliquer plus et mieux dans notre quotidien professionnel,
et, à titre collectif, être reconnu permet, de créer une sentiment d'appartenance professionnelle, de nous intégrer et de nous inscrire dans notre communauté de travail, de valoriser l'image de notre profession et par là-même 

La création de sens au travail engendré par la reconnaissance donne au travail sa capacité d’être source de plaisir et de satisfaction.

Il existe trois types de reconnaissance : celle qui passe par le concret (salaire, promotion, primes, gratifications), celle qui se transmet par les gestes et la parole (remerciements, félicitations), celle qui est véhiculée par la communication médiatique (construction de l'image sociale de la profession).

Nous avons pu constater au travers des réseaux sociaux et de notre forum depuis 2006 (plus de 8000 membres) que les assistantes maternelles ressentent et expriment vivement un fort manque de reconnaissance sociale.
Tant au niveau concret, salaire médian inférieur à 900 euros pour une durée hebdomadaire de travail de 45 heures et plus, qu'au niveau personnel, peu de verbalisation de la satisfaction des parents pris dans la flux de leur propre vie quotidienne et qui tendant à se focaliser sur ce qui ne va pas, et au niveau social, un fort déficit de reconnaissance médiatique, il suffit de lire l'actualité à propos des assistantes maternelles pour réaliser que c'est dans la catégorie fait divers que les médias parlent le plus d'elles.
De plus, les institutions portent souvent un regard de contrôle et contenant, infantilisant sur la profession en général.
Ces dernières années, il nous a semblé qu'un burnout qui ne dit pas son nom semble toucher de plus en plus de professionnelles.

Il nous semble urgent d'infléchir la tendance et que des actions fortes et significatives en faveur de la reconnaissance de notre profession et des assistantes maternelles en tant que telles soient mis en place à divers niveau de notre société et du secteur de l'accueil de la petite enfance.
Car seules de professionnelles en situation de bien-être dans leur quotidien professionnel peuvent être garantes du bien-être du jeune enfant.

La qualité de l'accueil individuel du jeune enfant passe par une reconnaissance de l'expertise de la profession d'assistante maternelle et par une reconnaissance personnelle des professionnelles.

Effet boomerang

Donnez aux autres ce que vous souhaitez recevoir !

"Ce qui t'es haïssable, ne le fais pas à ton prochain ; c'est là toute la Loi. Le reste n'est que commentaire."
Hillel Ha Zaken

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